Duc de Bourgogne

Armoiries dessinées par Thaïs, école Saint Joseph,</br> atelier du Patrimoine bandé d'or et d'azur de six pièces, à la bordure de gueules Armoiries dessinées par Thaïs, école Saint Joseph,
atelier du Patrimoine
Les deux dynasties capétiennes qui dirigèrent la Bourgogne eurent chacune leurs propres armoiries.
La première dynastie, déjà depuis longtemps séparée de l'arbre capétien quand l'héraldique vit le jour, choisit un blason propre, non issu du blason de France et présenté ici. C'est à cette famille qu'appartient Margueritte de Bourgogne, la première femme de Louis le Hutin, morte étranglée à Chateau-Gaillard.

En 1361 s'éteint la première dynastie capétienne des ducs de Bourgogne ( décès de Philippe de Rouvres, dernière épidémie de la peste ).
Le duché est alors repris par le roi Jean II le Bon (1319-1364), se prétendant héritier le plus proche.
En réalité, si les lois de primogéniture (et non la proximité de parenté) avaient été respectées, c'est à Charles II le Mauvais (1332-1387), comte d'Évreux (1343-1387) et roi de Navarre (1349-1387), qu'aurait normalement dû échoir le duché. Il était en effet le petit-fils de Marguerite de Bourgogne (1290-1315), fille ainée du duc Robert II. Mais il est vrai que la légitimité de la descendance de Marguerite de Bourgogne était contestée compte tenu de l'inconduite de celle-ci.
Les autres titres détenus par Philippe de Rouvres suivirent des règles de transmission classiques : les comtés de Bourgogne et d'Artois échurent à sa grand-tante Marguerite de France (1310-1382), comtesse de Bourgogne et d'Artois.

La comté de Bourgogne et le duché de Bourgogne qui avaient été un temps réunis se trouvent à nouveau séparés.

 La seconde dynastie (issue des rois Valois) mélangea le blason de la première dynastie avec les précédentes armes  de Philippe le Hardi (Touraine), premier duc de Valois-Bourgogne.
José Dailly