Georges de la Tremoille

Armoiries dessinées par Morgan, école Saint Joseph,</br> atelier du patrimoine d'or, au chevron de gueules, accompagné de trois aiglettes d'azur becquées et membrées de gueules. Armoiries dessinées par Morgan, école Saint Joseph,
atelier du patrimoine

En 1427, Richemont, Yolande d’Aragon et Georges Ier de la Trémoille conjurent contre Pierre de Giac. Celui-ci est arrêté par Richemont en personne dans son château d’Issoudun (Bas-Berry), emmené de force à Dun-le-Roi près de Bourges. Après un court procès, Richemont enferme Pierre de Giac dans un sac et le noie dans la rivière.
C'est là que commence l' ascension de La Trémoille. Arthur de Richemont introduit La Trémoille auprès du roi de France Charles VII. Il en devient rapidement un des favoris, et obtient le poste de grand chambellan.

 Il provoqua en septembre de la même année la disgrâce du connétable. Celui-ci se révolta l’année suivante et mena une guerre privée contre La Trémoille à partir de juillet 1428. Son haut rang fait de Georges de La Trémoïlle l'un des six pairs laïcs au sacre de Charles VII. Plus à l'aise dans les antichambres que sur les champs de bataille, le grand chambellan n'a combattu qu'une fois au côté de Jeanne d'Arc, le 15 août 1429, à Montépilloy. Il fut désarçonné et manqua d'être pris.
La Trémoille devint gouverneur de la ville de Compiègne, où il plaça Guillaume de Flavy comme capitaine, celui-là même qui donna l'ordre de refermer les portes avant que Jeanne d'Arc ne soit rentrée dans Compiègne quand elle a été faite prisonnière.
 Jean de la Roche, capitaine énergique et sans scrupule, complice de La Trémoille, fut nommé sénéchal du Poitou : son administration ne fut qu'une longue suite d'exactions et de pillages. La terreur s'abattit sur la Gâtine : villages incendiés, châtelains rançonnés et femmes violentées. Pendant ce temps, Richemont se retranchait à Parthenay et faisait battre sa monnaie, la Florette, sans l'autorisation du roi.

 Le château de Sully sur Loire est la propriété de La Trémoille. Jeanne d'Arc séjourna à Sully à deux reprises. En juin 1429 d'abord, après la victoire de Patay (18 juin), elle y vint afin de tenter de convaincre Charles VII d'aller se faire sacrer à Reims. En mars 1430 ensuite, elle y fut quasiment emprisonnée par Georges de La Trémoille. La Pucelle parvint à s'échapper le 28 mars pour se précipiter vers de nouvelles batailles puis vers Compiègne. La paix fut signée le 5 mars 1432 entre Georges de La Trémoille, Arthur de Richemont et son frère le duc Jean V de Bretagne.
 L’année 1433, voit le retour en grâce de Richemont que l’on surnomme « Le Balafré » (en raison d’une entaille qui lacère une partie du visage) ou « le Justicier ». En effet, le Parti Angevin rassemblé autour de Yolande d’Aragon projette de se débarrasser définitivement de La Trémoille, qui d’ailleurs, a de moins en moins l’appui de Charles VII devenu beaucoup plus sûr de lui. Si Richemont et La Trémoille signent la paix entre eux sous le patronage de Jehan V de Bretagne, des tractations ont lieu entre les Angevins et Richemont qui rêve d’en découdre avec le Chambellan.
Rassemblant une troupe qui compte aussi Jehan V de Bueil et Pierre de Brezé, Richemont arrive de nuit au Château de Chinon le 3 juin 1433 et se fait ouvrir la porte par des complices. La troupe enfonce la porte de la chambre de Georges de la Trémoille qui, terrorisé, n’ose pas bouger. Un certain Jehan de Rosnivynen tente alors de frapper l’obèse Chambellan au cœur à l’aide d’un poignard mais La Trémoille doit la vie à sa graisse qui bloque la lame ! Finalement, avec l’accord du Roi, Richemont expédie La Trémoille à la forteresse de Montrésor sans aucune autre forme de procès. Peu de temps après, Charles VII remet l’épée de Connétable de France à Arthur de Richemont.

Jean de la Trémoille, seigneur de Jonvelle, frère de George de la Tremoille, a été Grand Maître et Grand Chambellan des ducs de Bourgogne Jean sans Peur et Philippe le Bon. Chevalier de l'ordre de la Toison d'or .
Rédigé par José Dailly